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| A PROPOS DES TESTS ADN EN FRANCE : RETOUR A LA TROISIEME REPUBLIQUE ? Le Canard Enchaîné du 26 septembre 2007. Sous le titre "Test ADN. Comme un sentiment de gène…", l'hebdomadaire satirique passe en revue les réactions des élus de l'UMP et de certains membres du gouvernement composite français qui sont opposés à cet amendement dit Mariani qui voudrait imposer le test ADN à tous les étrangers en quête d'un regroupement familial. L'auteur de l'article pose la question de savoir pourquoi y a-t-il de l'agitation dans les rangs de la majorité ? L'explication est qu'il existe une loi antérieure votée également par la droite sur l'utilisation des tests ADN et qui est confiée au discernement des juges. Et l'hebdomadaire de proposer une solution qui consisterait à soumettre la majorité présidentielle aux tests d'ADN […] (sic). Mais l'affaire "ADN" n'est plus une affaire intra-muros ou franco-française. Elle a traversé les frontières de l'hexagone, contrairement au nuage de Tchernobyl qui les a respectées. Parce que le Conseil de l'Europe s'en émeut également. A ce sujet, M. Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, déclare : "La France risque de tirer l'Europe vers le bas". Soulignant qu'une telle disposition est profondément discriminatoire, il rappelle par la même occasion que "la France, par cette disposition viole la Convention internationale des droits de l'enfant", ratifiée par elle en 1990 et dont l'article 10 précise que dans l'intérêt supérieur de l'enfant, la réunification familiale doit être considérée dans un état d'esprit positif, avec humanité et diligence […] (Cf. Le Monde du 27/09/2007). Ceci étant, la France ferait-elle un come back vers la IIIe République sous laquelle fut imprimé un timbre-poste sur lequel était écrit : "Sauvons la Race" ? Dans ces conditions et qu'à cela ne tienne, que faire des enfants adoptés, des enfants adultérins dont l'un des parents n'en sait absolument rien du tout, parfois même les deux ? Il suffit d'une escapade ou d'une galipette de la mère et le père présumé biologique n'en sachant rien. Tout vient toujours de l'Europe. L'esclavage, la colonisation, les guerres mondiales, les visas, les cartes de séjour, etc, sont venus d'Europe. Aujourd'hui, l'ADN, aussi. Et demain ? Cela devrait-il pour autant contrarier et offusquer les continents ou les pays ciblés, sources d'immigration ? Normalement non. Le système des passeports, des visas et des cartes de séjour s'est généralisé. Il est venu des Occidentaux, comme toujours. Limitant et contrôlant déjà, ainsi, la libre circulation des personnes, voire des biens. Il est facile d'envahir des continents entiers, de les assujettir, les asservir, les piller et les vandaliser. De la même manière qu'il est facile de lever des troupes armées de pays voisins, à la demande d'une puissance coloniale, pour s'assurer la main mise sur les richesses de ce pays. D'où le Pacte colonial dit "Accords de coopération" entre ces pays et la France. Mais lorsqu'on subit les effets pervers de ces comportements, le réveil devient douloureux. Alors, on évoque des pratiques qu'on feint et refuse de reconnaître les y avoir inoculées. L'expression "faux et usage de faux" est bien française. Elle n'est pas empruntée à une autre langue. C'est dire que la pratique existe bien en France et qu'elle est dans les mœurs. Elle ne l'a pas importée. Tout au plus, elle est l'héritage de la colonisation si, dans certains pays colonisés par la France, la pratique a été reprise et y a cours, de la même manière que la corruption et autres "pots de vin" ou "Commissions…". Alors on fait comme le "Maître". Avec les tests ADN, les continents et les pays visés par cette mesure n'ont qu'à faire autant. Il suffit qu'un Français ou un Européen émigrant vers un continent ou un pays donné avec sa famille ou voulant faire venir sa famille soit soumis aux mêmes obligations : Donner ou confier son ADN à comparer à celui de son enfant ou ses enfants aux autorités d'un autre Etat, pour établir la filiation. Ainsi, peut-être, les uns et les autres se rendront-ils compte que tel ou tel autre enfant n'est pas le sien, à l'exception de ceux adoptés et qui, dans certains cas, sont Noirs, basanés ou d'origine asiatique, etc., mais de parents Français Blancs. Pour ma part, si cette mesure devait être appliquée, il ne faut pas qu'elle soit à sens unique. Elle doit également s'appliquer aux Occidentaux en général, aux Européens en particulier et aux Français notamment se rendant en Afrique, en Asie et ailleurs, de la même manière que s'applique le système des Passeports, des Visas et des Cartes de séjour devenu universel. Alors, allons-y et que chacun produise son ADN : Européens, Américains, Asiatiques, Africains, Arabes, etc. Confions nos ADN au monde entier, à tous les continents et à tous les pays. Même quand il ne s'agit que d'aller passer des vacances dans ces pays. Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA Secrétaire général de l'ONG Africa Human Voice International (AHVI) http://www.africa-humanvoice.org/afrique |