
1er congrès ordinaire de l’UDR-Mwinda Guy Romain Kinfousia succède à André Milongo Du 12 au 13 avril 2008, l’Union Pour la Démocratie et la République (UDR-Mwinda) du défunt André Milongo a tenu son premier congrès ordinaire à l’hôtel de ville de Brazzaville. La particularité de la rencontre : les assises ont tranché net sur la polémique qui ruinait l’UDR- Mwinda autour de la succession à André Milongo, entre son fils, Stéphane Milongo et Dominique Basseyila qui, selon certaines sources,balisait le chemin pour Guy Romain Kinfousia. La finalité, c’est que ce dernier a installé dans le fauteuil de la présidence du parti. Un choix que Stéphane Milongo, « le fils de son père », n’est pas prêt à cautionner. L’UDR-Mwinda a été ou est encore au bord de l’éclatement. Deux tendances farouchement opposées se disputent les commandes du parti. D’un côté, il y a le Cercle de la défense des idéaux de André Milongo, association dirigée par le fils aîné de « Ya Milos » (André Milongo), Stéphane Milongo. De l’autre, se dresse le bloc ayant été chargé de préparer le 1er congrès ordinaire du parti. Parmi les tenant de ce bloc désigné en terme de coordination provisoire, on compte messieurs Dominique Basseyila, Pascal Ngouanou, Fylla Lémina, etc. Alors que Stéphane Milongo et compagnie venaient d’être radiés du parti par le conseil fédéral UDR-Mwinda Brazzaville, pour avoir entrepris les descentes à la base au nom de l’UDR- Mwinda « sans en avoir reçu mandat », le 1er congrès ordinaire de cette formation politique a eu lieu en présence de Laurentine Milongo (la veuve Milongo). Il faut dire sincèrement que la mobilisation des militants à cette rencontre a été effective. Les travaux ont été dirigés par un présidium composé de Dominique Basseyila, Pascal Ngouanou, Paul Dihoulou et Fylla Lémina. Plus de peur que de mal Les travaux se sont déroulés dans les bonnes conditions. Sauf, un peu de panique a failli gagner les organisateurs de ce congrès qui, à l’ouverture, ont pris le soin de faire appel à la police pour sécuriser les lieux. En réalité, les congressistes craignaient que le groupe à Stéphane Milongo arrive dans les lieux pour perturber les assises. Cette peur a gagné les esprits du fait que, la veille, le fils aîné du défunt André Milongo dénonçait l’illégalité de ce congrès, par voie de presse. Les policiers « d’intervention rapide » sont arrivés en nombre impressionnant, munis de leurs outils de répression des foules en colère. Plus de peur que de mal, la première journée s’est déroulée sans problème, à tel point que les policiers se sont retirés au deuxième et dernier jour des assises. Finalement, tout s’est déroulé en toute sérénité. Les grandes conclusions du congrès. Au terme de deux jours des travaux, les congressistes ont tout d’abord approuvé l’exclusion du parti du fils aîné de André Milongo. Ses compagnons ont été pour la plus part suspendus pour une année. Guy Romain Kinfousia, militant de l’UDR-Mwinda depuis mai 2005,a été élu président de l’UDR-Mwinda, succédant ainsi à André Milongo. Guy Romain Kinfousia, officier à la retraite de l’armée congolaise, ayant travaillé au Congo et en France, a été présenté à l’ assemblée comme un « fidèle compagnon dans l’ombre du défunt président André Milongo ». En outre, un bureau politique a été mis en place. L’on compte dans le nouveau noyau du parti 5 vice-présidents et 13 secrétaires nationaux exécutifs. Par ailleurs, l’UDR-Mwinda a opté pour la sociale démocratie. Des recommandations des congressistes. A l’endroit du gouvernement, les congressistes ont exigé la mise en place d’une commission électorale indépendante pour le reste des échéances électorales, l’amnistie pour l’ensemble des exilés tels Pascal Lissouba, Moungounga-Nkombo, Bénoît Koukébéné… Sergio Téléwo |