Le Soleil de Greenwich

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Elections locales 2008 : l’Opposition  pose des préalables.


Les élections locales au Congo Brazzaville, initialement prévues pour le 20 janvier passé, n’ont
jusqu’alors eu lieu. Du côté du gouvernement, on joue à la prudence afin d’éviter des
dysfonctionnements connus lors des législatives de 2007. Pendant ce temps, l’Opposition pose
des préalables, revendiquant plus de transparence dans l’organisation de ce scrutin.

« Les locales au Congo sont pour bientôt ». Voilà tout ce que l’on sait de ce scrutin qui tarde à avoir
lieu. Et pour cause : le gouvernement ne veut plus entendre ces mots peu élogieux avec lesquels
plusieurs langues ont peint les dernières législatives : « fiasco », « hold up électoral », « désordre », «
cafouillage », « pagaille »…

Ainsi, les pouvoirs publics, se voulant prudents, prennent le temps nécessaire pour « la révision des
listes électorales ». Cette révision qui a débuté en début février 2008 doit s’achever dans quelques
jours, soit le 21 mars 2008. Il faut reconnaître que l’engouement des populations pour cette opération
est relatif. Celle-ci obéit au mécanisme suivant : les listes sont affichées à des sites précis, attendant d’
éventuelles réclamations (pour omissions des noms et corrections  liées aux changements d’adresses
ou décès d’un ou des votants inscrits)

L’Opposition plus qu’exigeante
Malgré toutes ces précautions, l’opposition trouve que le gouvernement n’agit pas dans le sens de la
transparence électorale. Pour l’essentiel, les opposants estiment que la révision des listes électorales
qui se fait sur la base des « listes  faussées » depuis 2007, devrait faire appel, au préalable, à un
recensement électoral spécial, réalisé de manière concertée entre le pouvoir et l’opposition. En outre,  
l’opposition revient sur la mise en place d’une commission électorale indépendante, « gage de toute
transparence ».

Etant donné qu’elle soutient que les délais reconnus par la constitution pour organiser les locales est
dépassé (argument discutable, selon certains caciques du pouvoir), l’opposition exige une
concertation avec le pouvoir pour définir le contexte  de la tenue de ce scrutin. Pour l’heure, face à ces
préalables, le pouvoir encaisse plus qu’il ne réagit.

                                                                        Sergio Téléwo
                                                                             MCDDI-UK