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| Invité du mois : Euloge Landry kolélas, député, élu à Makélékélé 1 : « Ceux qui veulent nuire à l’alliance MCDDI-PCT sont, ni plus ni moins, des ennemis de la paix, de l’unité et de la concorde nationales » Membre du Comité National (CN) et du Bureau Exécutif National (BEN) du MCDDI, Euloge Landry Kolélas venait d’être élu député de la première circonscription de Makélékélé, avec 50,06% des voix, dès le premier tour des dernières législatives, exactement à l’issue des partielles du 8 juillet 2007. Choisi par notre rédaction de Brazzaville comme l’invité du mois du « Soleil de Greenwich », il a donné son point de vue sur le processus électoral au Congo, l’alliance MCDDI-PCT et, bien entendu, sur la gestion de la démocratie au pays. Le Soleil de Greenwich : Vous veniez d’être déclaré élu député à Makélékélé 1. Dites- nous comment vous vous en êtes pris ? Euloge Landry Kolélas : D’entrée de jeu, je vous remercie pour le privilège que vous me faîtes en portant votre choix sur ma modeste personne afin que je réponde à vos questions. Vous n’ignorez pas que Makélékélé est avant tout le fief du MCDDI, notre parti. Nous y sommes bien implantés. Toutefois, je dois reconnaître que les mentalités de quelques uns ont vraiment changé. Le niveau de paupérisation est telle que les acheteurs des consciences parviennent malgré tout à convaincre quelques électeurs moyennant une modique somme d’argent. En plus, j’ai dû faire face à des adversaires qui ne pouvaient compter que sur la fraude pour obtenir quelques voix. Il donc fallu être stratège, très agressif et vigilant sur le terrain pour arriver au bon résultat. L. S.D.G : Le MCDDI est l’un des partis qui ne se sont pas prononcés sur la mise en place d’une commission électorale indépendante. Est-ce que vous le regrettez aujourd’ hui ? E.L.K. : Je pense que nous devons faire un maximum de confiance aux institutions de l’ Etat de manière générale. Ce qui était plus important pour nous, c’était le contenu de cette commission et non la manière dont on devrait l’appeler. Toutefois, nous souhaiterions que le gouvernement nous propose, aux prochaines échéances électorales, des scrutins plus libres, plus transparentes pour la bonne marche de la démocratie dans notre pays. L.S.D.G. : C’est dire que vous avez fait une lecture de la démocratie congolaise actuellement ? E.L.K. : La démocratie, c’est toute une culture. Et, il faut avouer que nombreux ont du mal à s’y conformer…Par ailleurs, je considère que nous sommes en phase d’ apprentissage de la démocratie dans notre pays. Cela veut dire qu’il nous faut un temps de tâtonnement comme cela est le cas pour un enfant qui apprend à marcher. Pour arriver à asseoir réellement la démocratie dans notre pays, tous les congolais, en particulier les hommes politiques, doivent s’armer de volonté d’intégrer dans leurs vies toutes les valeurs démocratiques possibles. L.S.D.G. : Le MCDDI et le PCT sont en alliance réactivée depuis avril dernier. Au regard du petit parcours refait ensemble depuis la réactivation de ce partenariat politique, avez-vous l’impression que certaines personnes veulent nuire à cette alliance ? E.L.K. : Je considère que ceux qui veulent nuire à l’alliance MCDDI-PCT sont, ni plus ni moins, des ennemis de la paix, de l’unité et de la concorde nationales. Certains congolais sont incapables de s’adapter à la nouvelle donne politique dans notre pays. Mais, tout congolais doit savoir que le temps de l’autodestruction et des querelles inutiles est révolu, car le pays en a été retardé. Il est temps d’oublier tout ce qui nous divise pour que nous nous serrions les coudes en vue de reconstruire le Congo. L.S.D.G : Revenons à votre élection. Quel combat voulez-vous mener durant tout votre mandat pour votre circonscription ? E.L.K. : Avant et pendant notre campagne électorale, nous avons pris le temps d’ écouter les doléances exprimées par les populations de la circonscription. Un cahier de charges a été rempli à cet effet. Je serais obligé d’être à la fois le député et le premier acteur de développement de ma circonscription, loin d’attendre toujours du gouvernement. Aux jeunes, nous devons proposer des formations qualifiantes. Ainsi, nous développerons en eux l’esprit de créativité et d’entreprise afin qu’ils soient en mesure de se prendre en charge. Cela veut dire que nous allons encourager les micros projets en milieux jeunes. Nous nous battrons pour trouver des financements nécessaires. D’ ailleurs, nous avons déjà pris des contacts avec des ONG, des associations et des hommes d’affaires des Etats-Unis et d’Europe. Ces derniers sont prêts à collaborer avec nous. D’autre part, il y a des problèmes très préoccupants de santé qui se posent aux populations. Le MCDDI, notre parti, a un grand programme à cet effet. Nous projetons de créer des centres de santé accessibles à tous, d’offrir des facilités d’accès à des médicaments essentiels. Nous mettons également en place une politique d’assurance maladie. Il y a, en outre, bien d’autres services à faire bénéficier aux populations, de ma circonscription et pourquoi pas à celles de Brazzaville. Nous n’oublions pas les problèmes liés à l’accès à l’eau potable, à l’électricité et à l’ assainissement, qui se posent avec acquitté. Nous nous battrons corps et âme pour permettre à chaque ménage d’avoir accès à l’eau potable et à l’électricité. Je peux vous dire que nous envisageons, par exemple, de mettre sur pieds trois forages dans notre circonscription. De concert avec les populations, nous voulons assurer l’ assainissement régulier de la circonscription pour repousser la saleté et la maladie… L.S.D.G. : Votre dernier mot. E.LK. : Je remercie tous ceux qui ont fait confiance aux candidats du MCDDI. Je peux les rassurer qu’en faisant confiance à notre parti, ils ont opté pour un nouveau dynamisme politique et, par conséquent, pour une bonne gouvernance. Donc, pour leur bien être. Propos recueillis par Serge Bruno MIENAHATA |
L'invité du mois: Le Membre du Comité National et du Bureau Exécutif National (B.E.N) du MCDDI, Mr Euloge Landry KOLELAS |