
| MCDDI-UK |
| Bernard Kolélas : le retour qui a fait des inquiétudes. Le leader charismatique du MCDDI est rentré de France, après un séjour privé de 3 mois. Son retour a donné lieu à beaucoup de précautions sécuritaires du côté des pouvoirs publics qui craignaient un débordement difficile à contrôler, de la part des milliers des militants de ce grand parti (le MCDDI) qui s’étaient donné rendez-vous à l’aéroport international de Maya Maya. Vendredi 22 février 2008, à 19h 45 minutes, heure locale, Bernard Kolélas, accompagné de sa fille Théodorine, est arrivé à Brazzaville, par le vol d’air France. Au bas de l’avion, tout son cabinet et les membres du Bureau Exécutif National (BEN) du MCDDI alignés de manière cérémoniale. De leur côté, les militants, vêtus en tee-shirts blancs frappés de l’effigie de Bernard Kolélas ou des écrits souhaitant un bon retour à leur leader, s’étaient entassés en petits groupes sur tout le parterre où garent les taxis et autres véhicules. Peu avant vendredi, soit jeudi 21 février, au soir, le BEN du MCDDI, à travers une communication livrée en direct au journal de 20 heures de Télé Congo, par Prospère Diatoulou, Directeur de Cabinet du Président Bernard Kolélas, demandait aux militants de ne plus se rendre à l’aéroport international de Maya Maya, le lendemain, et d’attendre le président Kolélas dans les quartiers puisqu’il a été prévu des descentes dans ce sens. Parallèlement, toutes les stratégies de mobilisation des militants, mises sur pieds par le bureau exécutif pour réserver un retour triomphal à Bernard Kolélas, ont été annulées. En réalité, le BEN du MCDDI avait été prévenu par les services habiletés que la forte mobilisation des militants du MCDDI à l’aéroport international de Maya Maya risquait d’occasionner des débordement que la police et la gendarmerie commises pour la sécurité des lieux auraient du mal à maîtriser. D’où, cette décision du BEN de limiter l’afflux des militants à Maya Maya, contrairement à ce qui avait été prévu initialement. Malgré ce nouvel appel du BEN, les militants sont arrivés nombreux à l’ aéroport de Maya Maya. Peut-être pas aussi nombreux qu’ils auraient été, mais au nombre impressionnant. Plus de peur que de mal, ils ont affiché une discipline remarquable : pas d’agitation, pas des propos déplacés, pas des va-et-vient à travers l’aéroport. Visiblement, tout ce qu’ils attendaient impatiemment, c’était : voir et applaudir Bernard Kolélas. L’appareil volant de Air France a apparu dans le ciel congolais, en position d’ atterrissage exactement 19 heures 45 minutes. Des cris de joies sont montés de la foule, comme si l’on acclamait un but marqué au cours d’une partie de foot. Quelques curieux se sont amusés à torcher l’avion qui, en fin de comptes, a atterri sans problème. Bernard Kolélas, plus que frais, sort de l’appareil. Il salut ses collaborateurs et se dirige dans le salon VIP. A 20 heures, il quitte le salon VIP et fait son apparition dans la foule. C’était le moment le plus attendu ! Des tam-tams et des gangs ont retenti. Mais la liesse était telle que personne ne pouvait savourer la musique qui provenait de ces instruments de la pure tradition congolaise : chacun chantait, criait et dansait selon son inspiration. Bernard Kolélas, large sourire (voir photo en ligne) a eu le temps de saluer la foule et d’en apprécier l’enthousiasme. Finalement, la sécurité l’a vite conduit dans le véhicule qui l’a acheminé droit à sa résidence privé, située au centre ville de Brazzaville. Ici, seul les membres du BEN et quelques responsables du parti sont autorisés à prendre place dans l’enceinte de la résidence du Président Bernard Kolélas. Lorsque tout le monde est installé, Bernard Kolélas sort de sa villa, accompagné de son directeur de cabinet qui attire l’attention de la foule en criant : « le Président ! ». Tout le monde se lève et applaudit. D’un pas joyeux, Bernard Kolélas se dirige au milieu de la foule où sont placés des casiers de bières. Il se saisit d’ une bouteille, l’ouvre et vide son contenu par terre en prononçant quelques mots en lari pour saluer les mans. Puis, il se retourne vers la foule et se met à chanter en lari : « Eh Bayenda, Bayenda Ntia Bakala Kuawu eh Lutambi Ndélo ! » (Ce qui signifie : tous ceux qui partent loin de chez eux finissent par revenir chez eux !) . La foule entonne le refrain dans une confusion de chant et de rire. Enfin Bernard Kolélas interpelle le public : « Lusambu Mpé Bika Pélé. Kwa luwiri ? » (Traduisez : Ne jamais abandonner la prière. Compris ? ». Et petit à petit, la foule se disperse avec une certitude : le meeting prévu pour le samedi 22 février a été repoussé à une date ultérieure qui sera fixée dans quelques jours. Serge Bruno MIENAHATA |