Le Soleil de Greenwich

Site du MCDDI-UK
Ce en quoi nous croyons

PLAIDOYER POUR LA PAIX
en
République du Congo


Par le Groupe de Reflexion du MCDDI-UK

L’initiative de la dynamique de paix dans laquelle est engagé le Président du Mouvement
Congolais pour la Démocratie et le Développement Intégrale (MCDDI) Bernard Kolélas
ainsi que d’autres acteurs, mérite  d’être non seulement observée mais aussi bien
analysée. Cette initiative encourageante ne doit pas s’arrêter en chemin. Elle a le mérite d’
exister, et doit être accompagné et expliqué afin que tout le Congo s’ y implique et en tire
profit.
La réflexion sur la mise en place de la dynamique de paix, sa réalisation effective, sa
consolidation et son appropriation par l’ensemble du peuple du Congo Brazzaville est un
atout d’une valeur inestimable pour la nation congolaise. Le Congo n’a rien à perdre en
optant pour la voie de la paix. Au contraire, il a tout à gagner.

La dynamique de paix est un levier essentiel que nul ne peut sous estimer ni ignorer à
moins qu’il ne s’agisse de le décrédibilisé par simple démagogie. La réussite de la
dynamique de paix ouvrira un grand boulevard d’espoir et de bons résultats sur tous les
plans : Humains, gouvernance, économique, social, culturel, sportif, institutionnel, etc.…
A ce jour, plusieurs tentatives pour une paix durable au Congo Brazzaville ont été tentées.
La paix à laquelle nous aspirons et que nous MCDDI-UK appelons à suivre est une
nouvelle paix prenant en compte la spécificité congolaise, le passé de notre pays et une
paix tournée vers un avenir plus radieux pour tous, du nord au sud et de l’est à l’ouest. Ce
ne sont pas des exemples à suivre qui manquent. L’Inde et l’Afrique du sud sont deux
exemples à méditer.

Pour que cette dynamique de paix réussisse et devienne « L’affaire de tous », il devra
prendre en compte tous les paramètres de la République du  Congo. Il ne s’agira pas d’
avoir comme objectifs : de signer des accords ou de décréter la paix mais plutôt de la vivre
en soi. Comme pour les êtres humains, la paix intérieure est une nécessité pour une
existence en harmonie avec tout l’univers et tout ce qui l’entoure. Le Congo Brazzaville a
besoin de retrouver sa Paix Intérieure. Une fois retrouvée, cette paix durable sera le
Barycentre, point à partir duquel nous tous congolais et générations futures, soulèverons le
Congo avec une facilité déconcertante. C’est un exercice auquel nous invitons tous les
congolais de bonne foi à prendre part sans perdre leurs âmes. Ce sera peut être la chose
la plus difficile jamais demandé aux congolais après toutes les déchirures et blessures qui
sera tentée différemment. Le Congo ne mérite t-il pas l’éclosion de son génie?

Le grand intérêt de ce projet portant sur la paix est de toute évidence d’ordre général car
les bénéficiaires seront le Congo et son peuple. En accompagnant la dynamique de la
paix, comme tous ceux qui soutiendront ce projet,  le MCDDI  pourra et devrait y trouver  
un double intérêt. Ce double intérêt particulier, permettra à la fois de prouver que la voie
choisie par notre leader est la bonne. Celle qui en principe, permettra au Congo de
rattraper le temps perdu et de faire un grand bond en avant. Ce processus et ses bons
résultats correspondront à ce que tout le monde appellera : Le Modèle Congolais. Ce qui
logiquement augmentera la crédibilité et la notoriété de notre Mouvement, mais aussi du
Président Bernard Kolélas notre leader. La classe politique retrouvera par la même
occasion, des jours nouveaux vis-à-vis de la Jeunesse sacrifiée, des enfants, des femmes
et des hommes avec qui le destin du Congo est lié.

Selon le constat évident de la situation, au  Congo Brazzaville, la situation de référence
peut être éclairée sous trois angles.       Du point de vue de la paix  d'abord,   sous l’angle
relationnel entre les groupes de  populations,     et du point de vue de quelques chiffres
clés.

Du point de vue de la paix, il faut reconnaître que quelques soient les raisons qui ont
poussé deux personnalités congolaises à œuvrer pour la paix, il est une qui est au dessus
de toutes pour tout congolais. C’est l’intérêt supérieur du Congo auquel tout congolais
devait se référer en tout instant et en tout lieu. Cette paix qui sera vécue  et intégrée
autrement sera nous le rappelons, un vrai barycentre, point à partir duquel nous
surmonterons tous nos problèmes passés et à venir. La femme ou maman congolaise ne
soulève t-elle pas les lourds fardeaux à la tête sans la tenir ? Sait-elle au moins que c’est
parce qu’elle ajuste le barycentre de son fardeau ?  Demander à la femme ou maman
congolaise ce qu’est la définition du barycentre, elle ne saurait vous l’expliquer d’une
manière scientifique et pourtant elle sait comment faire. Le MCDDI et tous ceux qui sont
de bonne foi, devraient savoir faire. Le Congo Brazzaville n’est pas le seul pays
francophone ou du monde ni de l’Afrique noire ou de l’Afrique tout simplement à avoir
connu la guerre aussi civile soit-elle. Beaucoup s’en sont sorti. Ceux qui essayeront de
persister dans une voie autre que celle de la paix, répondront tôt ou tard face à l’humanité,
au destin du Congo et à son avenir.
Combien de fois n’a-t-on pas signé, décrété et vécu  la paix au Congo Brazzaville ? Et
pourtant il y’a toujours à redire. Pour être en paix avec soi même et avec les autres, cela
nécessite pour tous les congolais, une volonté, une disponibilité et un amour du prochain
qui ne seront pas de vains mots.

Certains chiffres  suffissent sans commentaire à donner l’ampleur de la situation. Il revient
à chacun de les apprécier ou pas, d’y voir la fatalité ou de prendre la résolution de les
corriger. Le MCDDI, parti dont la vocation est de transformer le Congo vers un
développement intégral, ne peut rester insensible à la baisse de l’espérance de vie (48
ans pour les hommes et 52 pour les femmes environ) et à l’augmentation de la population
et de la pauvreté et se donne pour ambitions de répondre aux espoirs et attentes de tous
les congolais sans exceptions.

Du point de vue relationnel, le constat est que: A chaque région du Congo Brazzaville, à
chaque ethnie, à chaque groupe de la population, il y’a des laissez pour compte, des
assistés plus ou moins favorisés et des bénéficiaires d’un certain système et l’écart ne fait
que se creuser. A qui la faute ? Que faut-il faire ? Peut-on dans cette situation, demander à
tous les congolais de s’impliquer dans la dynamique de paix ? N’assistera t-on pas à des
résistances plus ou moins fondées ou parfois dirigées ?
La question qui s’impose à nous congolais est de savoir tout simplement : Où voulons-
nous donc aller ? Continuer dans quelle voie ? La paix ne sera-t-elle pas l’élément
déclencheur des synergies ?

Il nous faut savoir donc où nous allons. En tant que Congolais et membre du MCDDI, nous
devons refuser la fatalité et éviter de tomber dans « la politique de l’autruche » qui nous
amènerait à ne pas voir le danger et certains obstacles en choisissant une certaine
attitude. Le danger ne serait-il pas aussi de faire le mauvais choix ? Et si le choix qui s’
impose à nous est celui qui rendrait au Congo et au peuple du Congo, le moyen et l’
occasion de retrouver tout ce qu’il a de meilleur en lui ? Ce choix ne passe t-il pas par la
paix intérieure retrouvée ? Devrions-nous accepter le statu quo ? Que ferions-nous des
espoirs, des promesses, des attentes et des rêves communs à tous, envolés ou perdus ?
Si nous voulons effectivement changer les choses dans le bon sens, celui de la prospérité,
c’est l’unité  dans la paix qu’il nous faudra choisir. Une unité parfaite et durable et une paix
dans la confiance réciproque des congolais sont nécessaires. Une autre voie qui ne
prendrait pas en compte la spécificité congolaise ne serait-elle pas une pure impasse
démagogique ou idéologique? Quelle est actuellement la place du Congo dans le monde
? Avions-nous déjà gagné ne fusse qu’une médaille olympiques ? Pourquoi ? Congolais,
prenons le miroir et regardons nous ! Tout le temps qui passe sans que nous nous
prenions en main, est un gâchis pour nous tous. Pourquoi allons nous hésiter à faire le
choix de la sagesse ? Celui de la paix dépourvue d’arrières pensées, d’orgueil et de
complexes.  Il nous reviendra à nous tous, de prendre les précautions nécessaires pour
que ce ne soit pas la paix de dupes mais plutôt celle qui engendrerait un autre état d’esprit
et qui aurait l’adhésion de toutes les voix. Ainsi les initiateurs de la dynamique de paix ne
seront pas perçus par certains comme des suspects mais plutôt comme ceux qui ont
montré la bonne voie et à qui il faudra reconnaître courage et justesse.


Pour parvenir au succès d’une paix durable et véritable que nous avions qualifié de Paix
intérieure pour le Congo, réalisée avec une implication de tous passe par le partage d’un
diagnostic commun. Les enjeux de la paix, l’intérêt que nous y accordons tous comme
priorité première et supérieure, le véritable chemin que souhaitons tracer et emprunter, les
résistances à maîtriser, sont des facteurs qui déterminent la manière pour le congolais d’y
parvenir.
Le peuple congolais n’a jamais choisi la violence. Elle lui a toujours été imposée. Il revient
donc aux politiques non pas d’imposer la paix mais de la partager avec le peuple en lui
offrant la possibilité d’un choix responsable. En cas de refus, le peuple devra à son tour
assurer les conséquences. Ainsi le peuple deviendra le co-gérant de la paix et de la
stabilité du pays. On pourrait par exemple procéder par la démarche du référendum et voir
réellement par émulation quelles sont les régions qui sont pour la véritable paix. Dans un
second volet, nous détaillerons de quelle manière cette paix intérieure n’est pas une utopie
pour le Congo et son peuple mais bien une réalité à mettre en œuvre en spécifiant les
actions à mettre en pratique.

Aussi, pour réussir et mener à bien le processus de la dynamique de paix, il faut savoir
reconnaître les résistances capables de freiner la bonne marche vers la paix. Ces
résistances sont de plusieurs ordres :

•        Les suspicions
                  •        Les freins intérieurs et Extérieurs
•        Les susceptibilités
•        Les arrières  pensées
•        Les fausses solutions

En effet, au vu du passé mais aussi de l’ampleur de la corruption, les congolais sont
parfois et si ce n’est pas souvent, très sceptiques vis-à-vis des idées novatrices ou
propositions car ils ont déjà beaucoup donné et presque rien reçu en retour. Proposer une
paix différente aux congolais ne déroge pas à la règle congolaise et peux faire l’objet de
suspicions. Car pour certains de nos compatriotes, et parmi lesquels figurent aussi des
détracteurs : « quand c’est trop beau, ça cache sûrement quelque chose, une
compromission ou un achat de conscience ». Pourtant, ne  pouvons nous pas, ne devons
nous pas nous faire confiance ? Pourquoi devrions nous nous arrêter simplement aux
suspicions ?
Quant aux freins, pour les reconnaître, il suffit de se demander : A qui profite le crime ? Le
crime qui consisterait à laisser le Congo dans une situation d’absence de paix. Et tant qu’il
y aura des laissez pour compte, des compatriotes qui ne se sentiront pas impliqués par la
dynamique de paix ou qui se sentiront rejetés, il faudrait s’attendre aux susceptibilités. Le
meilleur moyen d’anticiper contre les résistances c’est de les maîtriser, de ne point les
ignorer et de ne pas se fier aux fausses solutions à caractères démagogiques qui n’ont
pour objectifs conscientes ou inconscientes que de laisser le Congo à faire du sur place
alors que d’autres pays avancent.
                                                                 MCDDI-UK