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Le Soleil de Greenwich

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                                             Notes de Lecture
                                          Par
                                  Elvis G. Makouezi

              Livre : Les épreuves initiatiques chez les Bantu

                               Auteur : Bernard Bakana KOLELAS

                                               Lu par Elvis G. MAKOUEZI


La lecture du livre de Bernard KOLELAS : « les épreuves initiatiques chez les bantu » paru
aux éditions MENAIBUC demande au préalable un petit effort qui n’est pas toujours à la
portée de tous. C’est un exercice qui demande d’abord de se dépouiller de tout préjugé et
de toute passion. Au cas contraire, l’exercice est raté d’avance.

Ce livre nous éclaire sur un processus dont la circoncision fait partie et qui est en fait une
formation ou préparation de l’adolescent vers un monde d’adulte. Cette formation transmet
à l’initié des valeurs et des connaissances dignes de faire de lui un Homme sage, intègre,
fort, aux multiples connaissances et qualités. Cet Homme sera à son tour capable  de
transmettre.
Parmi les valeurs à recevoir et à transmettre, il y’a aussi la propre histoire  de la lignée de l’
initié et de celle des siens. Par ce livre, on a l’affirmation universelle que la vie est une
chaîne où chacun reste un maillon.

En principe lorsque cet enseignement (qui est une école de la sagesse) est bien assimilé, l’
homme en reçoit les outils indispensables à son équilibre, à la bonne gouvernance. De
même qu’il en reçoit des valeurs utiles à la bonne gestion tant du foyer que de la
communauté, ainsi qu’à la gestion des Hommes, de la forêt, de la terre et de la patrie.

Lire le livre «  Les épreuves initiatiques chez les Bantu », c’est comme regarder un tableau.
Celui qui regarde un tableau, peut voir certaines choses qu’un autre œil n’aperçoit pas où
voit différemment.

La majorité de nos compatriotes de tout horizon et à commencer par ceux du groupe
Kwélé, devrait être fière de ce que ce livre nous révèle. Comme ce fut le cas jadis avec tous
les congolais et particulièrement les descendants du Royaume Téké qui avaient rendu un
hommage particulier à Théo Blaise  Nkoukou pour sa chanson « Mwana Djambala ».  
D’autres par contre, la minorité, devrait en avoir honte. Eux qui rejette le discrédit sur nos
compatriotes du nord Congo par leur mauvaise gestion, leurs manières de se tenir, d’être
et de faire. Après lecture, ils ne devraient plus se regarder dans un miroir. Car par leur
faute, le raccourci est trop souvent vite fait de mettre tout le monde dans le même sac.

Sincèrement, pour ceux qui aiment la lecture, la culture et qui sont à cheval entre la tradition
et la modernité, le livre de Bernard Bakana KOLELAS est un vrai régal. Certains sans l’
avoir lu, regrettaient déjà que Bernard Bakana KOLELAS, Homme politique, n’ait pas sorti
ses mémoires à la place de ce livre. Chez les lecteurs, il y en ceux qui aiment les livres et
ceux qui aiment uniquement des romans à l’eau de rose. Parmi ces derniers, on retrouve en
général des lecteurs de la presse « People » gourmands de petite histoires : un tel a fait
ceci, un tel est sorti avec l’autre. Quand ils ne sont pas impatients, ils sont pressés de
retrouver ce qui va assouvir leur passion. Ce qui revient en faite à la même chose.
Le plus grave, c’est là où un de mes invités ne sachant pas que j’avais lu le livre, a voulu en
parler devant les autres invités sans même avoir  lu le livre. Je ne lui aie pas laissé
poursuivre son «  perroquet » ou son « par cœur » de ce qu’il avait lu dans un autre site. Et
pourtant l’article auquel il faisait référence et que j’avais aussi lu malheureusement pour lui,
n’était pas si mal que ça. Au contraire, c’était plutôt des critiques favorables à quelques
commentaires personnels prêts. Mais comme toujours, certains cherchent à retenir le petit
grain de sable qui enrayerait la machine au lieu de lire et de se faire leur propre opinion d’
Hommes libres.

A la fin de la lecture, on est amené à se demander si c’est par hasard que Bernard
KOLELAS à sorti ce livre à ce moment-ci?

Pour ceux qui suivent la vie des partis politiques congolais, Ils savent que Bernard
KOLELAS, Leader et fondateur du Mouvement Congolais pour la démocratie et le
Développement Intégral (M.C.D.D.I), a eu pendant longtemps comme numéro 2 : un homme
de Lettres, de la région septentrionale du Congo en la personne de LETEMBET AMBILI.
Ce qui prouve sans doute que si le Président du MCDDI avait eu les moyens ou la
possibilité de gouverner, il l’aurait sans doute fait en associant tous les congolais. Et
pourtant Dieu seul sait quelles sont les étiquettes qu’on lui a collées. Lui  qui rappelant le,
dont les amis d’enfances furent entre autres Ambroise Noumazalay, un homme qui n’était
pas originaire du Sud. Et à la lecture de ce livre, on peut se demander si parmi les gens du
sud, hommes politiques confondus, s’ils sont nombreux à bien connaître les populations du
nord comme Bernard KOLELAS ? Tant par leurs défauts que par leurs qualités.

Comme moralité (car il y en toujours une dans chaque récit ou histoire que l’on nous raconte
y compris dans les fables de notre enfance), surtout lorsque l’on regarde le contexte et le
tableau peint par l’auteur, on se pose une question capitale : Est-ce ce n’est pas une
manière sage pour Bernard Bakana KOLELAS de dire à ceux qui nous gouvernent et qui
viennent de la zone septentrionale : « Chers Compatriotes, ne vous dépouiller pas de ce
que vous avez de beau, de fort et de sage qui n’est autre que votre éducation de base, du
moins pour certains d’entre-vous. Le monde tel qu’il est perçu aujourd’hui doit-il empêcher
celui qui se trompe de direction ou de chemin, de revenir à la croisée des chemins (gâ ma
habu) ?

Tel est ma compréhension du livre « Les épreuves initiatiques chez les Bantu » de Bernard
Bakana KOLELAS publié en série limitée aux éditions MENAIBUC dans la collection
Interdépendance africaine. Car tout livre et les écrivains ne vous diront pas le contraire, a
aussi sa part de non dit. C’est au lecteur de chercher à comprendre, à retrouver le fil, et
parfois à devancer l’auteur si ce n’est à le rattraper et à le suivre. Ceux qui le connaissent,
disent de lui qu’il aime la culture, accorde une part importante à la tradition et à la modernité
et sait aussi parler avec des paraboles.
Merci donc à l’auteur Bernard Bakana KOLELAS pour son livre. Lui qui a su nous parler en
nous parlant d’une partie de nous. Et qui par ce moyen permettra peut être aux dirigeants (à
conditions qu’ils le lisent) et à tous les congolais de trouver l’unique voie du salut qui reste à
inventer et qui associera la sagesse commune.

A bon entendeur, salut !
Mé Ntélé.