MCDDI-UK
La colère d'un congolais anonyme
Qui a dit que le ridicule ne tue pas? voila un dicton qui est bien familier à certains hommes politiques
congolais qui doivent prendre les électeurs pour des imbéciles et le mots n'est pas trop fort! Je
souhaiterai réagir sur l'adoption du projet rectificatif de la loi électorale de 2001, adopté ce 27 avril 2007
par les députés dont certains sont sûrs de ne pas être réélus et cherchent des parachutages au seins
d'organismes diverses. Le temps des efforts de guerre est-il derrière nous? où la place n'était pas au
mérite mais à l'acte de bravour l'arme à la main. Si tel est le cas, alors bienvenue à la paix des braves
mais place à la compétence.

Mesdames et messieurs les députés, on ne change pas les règles de jeux encours de partie. Vous venez
une fois de plus de mettre la charrue avant les boeufs. pauvres congo! Alors que les dates sont
connues, en modifiant certains articles portant sur la commission d'organisation des élections, vous
venez de donnez un pouvoir exceptionnel la dite commission sans contre partie. Sans compter le pseudo
système de "parité" avec la représentativité de 20% de femmes aux élections locales et 15% pour les
legislatives. Pourquoi pas plus?

Vous venez de creer un Etat dans un Etat en définissant les missions de l'admnistration d'une part et
celle de la commission electorale d'autre part. Vous venez d'affaiblir l'admnistration au détriment de la
commission qui détient les pleins pouvoirs:.
"La commission a pour mission:
  • de veiller à l'accomplissement des actes préparatifs du scrutin réalisés par l'admnistration
  • veuiller au bon déroulement de la campagne
  • assurer la formation des membres des bureaux de vote
  • procède à la distribution des cartes d'électeurs et à l'affichage des listes électorales définitives
  • Veiller au bon déroulement du scrutin
  • La commission électorale est indépendante dans le sens où elle bénéficie d'une autonomie
    financière".

A première vue, tout est en ordre. Mais en regardand à travers la loupe, il y'a plusieurs dangers. Le
premier portant sur la distribution des cartes d'électeurs par la commission electorale et le deuxième
danger porte sur la garantie d'une indépendance liée à l'autonomie financière. Ceci peut être la source
de corruption par les Politiques et de chantage par les instances chargés d'affecter la manne financière.
A combien s'élèvera le budget de la commission électorale? Qui sera charger de vérifier l'utilisation à bon
escient de ce budget? Quels sont les possibilités de recours contre les abus de la commission? Quels
sont les garde-fous pour éviter que des candidats soient écartés pour arrangements politiques? Bref, si
les partis veulent voir clair, il est prudent de réagir en amont. L'indépendance financière est une chose et
l'indépendance juridique, une autre! Après, il sera trop tard.

je propose que chaque année, que tout député publie un bilan annuel de son mandat comme celà se fait
dans les démocraties, en précissant quelles sont les travaux des commissions auxquels il a participé, les
lois qu'il a voté, les missions accomplies et où? les dépenses réalisées dans le cadre de son mandat et
avec quel budget. Que les archives de l'Assemblée Nationnales soient ouvertent aux chercheurs. Le
bilan devra être la base pour une éventuelle reconduction du mandat.
               JEUNESSE  ET LA CONFIANCE
      
              DES   ANCIENS
                                        Par Madame Diagne Emeline

                                   Diplomée des Universites de Paris , Villetaneuse
                                                             
              et Versailles.
                                     
          Maitrise en sciences sanitaires et sociales.
                                
          Mastère en science technologie sante Specialite
                 
             Promotion de la sante dans les services sanitaires et sociaux.


Ils sont jeunes, inexpérimentés, et alors !
Les autres sont plus vieux, plus âgés, plus expérimentés, et alors !
Tout est dualiste, chaque existence, chaque présence peut être perçue de deux manières, montrer deux
aspects, ou encore nous renvoyer deux images. Comme l’existence des jeunes, et des moins jeunes ; des
adultes et des enfants ; de la mère et du père ; des hommes et des femmes ; des plus vieux et des moins
vieux ; enfin des jeunes et des vieux.

Nous devons tous vivre ensemble, les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux.  Je veux pour ma
part  que le Congo  soit uni, solidaire  mais cette unité et cette solidarité  exigent de la tolérance  et de la
compréhension entre les générations. Cela implique de laisser  s’exprimer toutes les compétences d’où
quelles viennent, toutes les énergies  sans distinction d’âge, de race, d’appartenance  sociale.
Une société ne peut aller de l’avant  sans  que  la jeunesse ne soit prise en compte. C’est ainsi.

Les plus âgés sont peut être plus aguerris, plus sages, mais les jeunes sont dynamiques .N’est ce pas un
beau couple. Nous  avons besoin  des uns et des autres.
De plus rien n’est fermé, rien n’est figé, le fait d’être plus jeune n’empêche pas d’être compétent et
efficace ; « l’intelligence ? C’est la chose du monde la mieux partagée.la volonté et le bon sens, ça, c’est
plus rare ».

Ne dit-on pas que les jeunes sont l’avenir. Prendre soin des jeunes c’est redonner de l’espoir, du rêve à
la nation toute entière.
Il n’ya pas de jeunes sans les vieux, il n’ya  de vieux sans les jeunes.
Le grand Bill Gates a bien commencé jeune, il n’avait même pas fini ses études universitaires .Nous
pouvons constater ce qu’il a accompli, parce que des gens lui ont fait confiance .Cela montre bien que «
la valeur n’attend point le nombre des années ». Prenons un exemple plus proche de nous, l’actuel
président  de la France  NICOLAS SARKOZY  était déjà à 28 ans maire et député à 34 ans.

Lorsqu’on abrite dans son cœur une volonté forte de servir son pays, de servir l’intérêt général des
congolais ; lorsqu’un tel sentiment nous habite, rien ne peut déteindre  sur une telle détermination
surement pas l’âge.
Pour sortir notre Congo de cette turpitude, de cette misère, nous avons besoin de  toutes les forces vives
de la nation. Cette jeunesse doit se mettre en marche, et elle est déjà en mouvement, puisqu’elle est
aussi  détentrice de la clé du succès.

Personne ne détient le monopole ni de l’excellence, ni  du savoir, il faut dire que ces éléments se
retrouvent  en chacun de nous, c’est une conviction.

Agréable est à l’ouïe, ce qui part d’ailleurs (jeunes ou  vieux) et qui nous parvient sans détour,  car inspiré
par le sens du devoir et de  la patrie.
C’est un orchestre qui joue à l’unisson.

Un grand leader de notre cher  pays n’a t-il pas dit « Ce pays nous appartient à tous, construisons-le
ensemble. Ce pays, ce n'est pas quelque chose que nous héritons de nos ancêtres; ce pays, c'est
quelque chose que nous empruntons à nos enfants" Bernard Kolélas.
Force est de convenir que cette phrase  interpelle  toutes les couches de la population, rien ne peut
arrêter  des esprits en mouvement, aussi jeunes soient ils .Elle nous inspire également  l’idée d’un pacte
qui exclue les conflits de générations, où  jeunes et anciens s’engagent à travailler ensemble.

La seule chose qui  doit nous animer c’est de  donner de l’espoir.
Vous me permettrez de citer James Baldwin « ceux qui refusent de regarder la réalité appellent leur
propre destruction, tout simplement ».
La construction d’une maison en ruine ne rechigne pas aux bonnes volontés.

Un pays dynamique est un pays en bonne santé, la santé, nous l’aborderons très prochainement.
            
                          Concertation citoyenne du Pool

                                                      Ntumi a incinéré les armes de guerre à Kinkala

                                                                        Par Sergio TELEWO

Un ouf de soulagement pour le congo, en général, et pour les ressortissants du Pool, en particulier, pourrait-on dire sans risque de
se tromper. Et pour cause : le vendredi 7 juin dernier, dans l’après-midi, le revérend pasteur Ntumi , acceptant le statut à lui conféré
récemment par le Président de la République, a incinéré, symboliquement ,les armes de guerre, à kinkala ( chef-lieu du département
du Pool, à 70 Km de Brazzaville, au sud du Congo ) et a promis rentrer à Brazzaville pour amorcer sa lutte politique dans les rangs
de l’Opposition.

Contre toute attente, la concertation citoyenne du Pool a eu lieu les 7 et 8 juin dernier à Kinkala. Les autorités locales
et internatinales, laïques et réligieuses ont pris part à cette historique cérémonie qui s’est déroulée en deux phases : l’
incinération des armes de guerre par Ntumi et la table ronde, c’est-à-dire la concertation citoyenne, entre les
originaires du Pool. Parmi les autorités du Congo présentes à cette cérémonie, on a noté : le Premier ministre, Isidore
M’vouba, à la tête d’une délégation gouvernementale composée des ministres Alain Akouala, de la Communication,
Florent Ntsiba , des travaux publics, Adélaïde Moundélé-Ngollo, du commerce et des approvisionnents, et François
Ibovi de l’administration du territoire. Le corps diplômatique y a été également représenté. On y a souligné par
exemple, entre autres, l’ambassadeur du Gabon au Congo, le représentant du Pnud, résident au Congo, le Nonce
apostolique au Congo, Monseingneur Andres Caresco Cosa,… Naturelement, les deux évêques médiateurs dans la
crise du Pool, Louis Portella Mbuyu et Anatole Milandou prennaient place dans l’une des tentes dressées à la place
Matsoua, dans la cour de la préfecture de kinkala, pour recevoir les officiels. Le grand absent a été André Milongo,
signalé être malade.

Une atmosphère à couper le souffle

Il faut avouer que les reporters  accrédités pour couvrir cet événément ont vécu une journée de travail pleine d’émotion
et de psychose. Le courage a été de mise pour la presse, essentiellement nationale, face aux réalités vécues sur le
terrain. En effet, une étincelle entre les hommes en armes aurait suffi pour déclencher le feu. Pour preuve, dans la
matimée de ce vendredi 7 juin 2007, une mésentente entre l’armée régulière et les miliciens « Ninjas » qui se
disputaient l’exclusivité d’assurer la sécurité des lieux, allait faire cripiter les armes. Heureusement, les autorités de l’
armée régulière ont été sages d’intimer l’ordre aux militaires réguliers de  «  laisser faire les ninjas ». Aussitôt
autorisés à cette tâche, les miliciens ninjas, pas propre pour nombreux, cheveux à la manière des « Rastas», sentant
l’odeur du chanvre pour certains, habillés en blouses violettes, ou, à défaut, drapeaux violets en mains, ou encore
tissus violets aux cous, ont envahi les lieux, palpant les journalistes et autres délégués, fouillant minutieusement  
leurs sacs. Dieu merci, aucun bien n’a été saisi. Cette atmosphère de psychose se remarquait à première vue dans
tout Kinkala, puisque avant midi, les étalages du grand marché étaient deserts, les boutiques fermées. Pour dire vrai,
Kinkala a vécu sous le rythme d’une ville morte.

Ntumi crée le sensationnel

L’hélicoptère de la  délégation gouvernementale a atteri à 14h . Mais, c’est à  16 h que cette équipe des ministres
conduite par Isidore M’vouba est arrivée à la place Matsoua, dans la cour de la préfecture de kinkala, à bord d’une
suite des véhicules « vx ». La cérémonie venait de commencer quand Bernard Kolélas, à bord d’une luxueuse « Vitara
», arrive, escorté par une queue des 4x4 sur lesquels étaient suspendus des drapeaux frappés  du «Soleil levant »,
emblème du Mcddi. Ovations de la foule. La cérémonie se poursuit avec le mot de bienvenue lu par le prefet du Pool,
le colonel Sanga. Alors que le prefet poursuivait la lecture de son message, une 4x4 de marque américaine, au milieu
de deux gros véhicules contenant une cohorte des miliciens « ninjas » armés de manière impresssionnante,
détourne l’attention de l’assistance. Lentements et surement, les moyens roulants avancent et s’arrêtent aux lieux de
la cérémonie. Ntumi descend de son véhicule, imposant de fait une interruption inattendue du mot du Préfet. Le
président du Cnr fait le tour des officiels, leur serrant la main à tour de rôle. D’abord les ministres assis au premier
rang, le premier Ministre qui accepte son salut assis dans son fauteuil, les êveques, puis Bernard Kolélas à qui il fait
des chaleureuses accolades. Acclamations . Une fois le tour de table fait, il s’instable juste à côté du Premier Ministre,
sur une chaise habillée de pagne multicolore, et posée sur une natte en guise de tapis. La cérémonie peut se
poursuivre. Mais, le préfet, visiblement mécontent de l’interruption impoosée de fait à sa lecture , referme
brusquement son discours par un « je vous remercie » incohérent. En clair, le préfet a fait un discours à moitié.Sans
transition, Ntumi est invité à monter à la tribune pour son mot. Il s’y amène, flanqué de sa garde rapprochée de
quelques cinq ninjas.

Un discours diversement acceuilli

Sec,direct mais aussi débordant, Ntumi a retenu la foule pendant exactement les 45 minutes qu’ont duré son
allocution. Selon lui, sa rebellion a été un relais  du soulevement populaire des militants du Mcddi et de l’upads,
majoritaires au sud du Congo, à la suite de l’interruption du processus démocratique par Dénis Sassou nguesso qui
venait de prendre le pouvoir après la guerre du 5 juin 1997. Ce qui, a t-il poursuivi, a donné lieu à la création du
Conseil National de Résistance (Cnr) dans le grand niari. « Le Cnr a été créé dans le niboland à mon abscence. J’ai
été informé par mes  collaborateurs que j’étais élu à la tête de ce mouvement. », a fait savoir Ntumi. Une manière pour
lui de refuser de porter la responsabilité de la tragédie qu’a connue le Pool. « Je jure devant Dieu, je ne suis pas un
bandit ; je ne suis pas un rebelle. Je n’ai jamais tué quelqu’un, je n’ai jamais tiré sur quelqu’un ! », a t-il dit la main
droite ouverte et levée vers le ciel. Ainsi, Ntumi a déclaré son innoncence dans les troubles militaires déclenchés
dans le Pool. Présentant un gros obus au milieu de la foule, il a accusé le gouvernement d’être à l’origine des guerres
dans le Pool, puisque, a t-il dit, ce sont des forces gouvernementales qui partaient de Brazzaville pour des offensives
dans les profondeurs du Pool. Puis, s’en sont suivis des propos tendant à démentir et à dénoncer : démenti sur des
affirmatoins telles que Ntumi est nourri et financé par le gouverment qui l’aurait placé dans le Pool pour dimunuer l’
électorat dans ce département, dénonciation autour de la révision des listes électorales dans le Pool. Pour Ntumi, le
recensement électoral n’a jamais été réalisé en 2002 dans ce département. C’est alors qu’il a conclu que l’
organisation des elections 2007-2009 au Congo n’obeit pas aux normes démocratiques : « si la communauté
internationale ne réagit pas, alors c’est un vaste complot », a t-il souligné. Par ailleurs, il faut noter un engagement fort
de sa part : « je suis pour la paix. Je vais venir à Brazzaville pour prendre mes fonctions de délégué général chargé de
la promotion des valeurs de paix et des réparations des séquelles de guerre. Si une guerre se déclenche encore
dans le Pool, elle ne viendra pas de Ntumi » a t-il juré, la main sur le cœur. dans la foulée de ses propos, il a déclaré
que son parti sera du bord de l’Oppostion. Paradoxalement, il a démandé au chef de l’Etat que son mouvement , le
Cnr, soit représenté dans les instutitions constitutionnelles du Congo et aussi au niveau du Programme National
Démobilisation-Désarmement-Réinsertion ( Pnddr). « La délégation qu’on ma confiée n’est pas une institution
constitutionnelle, elle s’inscrit dans le cadre du dialogue permanent prévu dans les accods de paix signés entre le
gouvernement et le Cnr », a conclu Ntumi. Si ce discours a semblé gener plusieurs personnalités qui estimaient que  
ce n’était pas le lieu ou l’occasion de tenir de tels propos, Hervé Malonga, visiblement heureux de trouver un
compagnon de plus à l’Opposition, applaudissait régulièrement avec un large sourire aux lèvres.

La concertation citoyenne axée sur l’essentiel

Aussitôt après le mot du Premier Ministre qui  s’est déclaré réjoui des engagement de paix pris par Ntumi et de sa
résolution exprimée d’ aller prendre ses nouvelles fonctions au cabinet du chef de l’eEtat, s’en est suivie la cérémonie
d’incinération des armes. Isidore M’vouba, tenant dans la main Ntumi, a mis du feu sur un échantillon de 80 armes
venues du Cnr. Ainsi, le bûcher de la paix  a eu leu. Une flamme pauvre, il faut l’avouer, par rapport à celle constatée
lors du bûcher du boulevard des armées en 1999.

Juste après ce geste symbolique, la concertation citoynne a été ouverte à l’invite de Monseigneur Louis Portella
Mbuyu, Président du noyau préparatoire de ce forum entre les filles et fils du Pool. Les travaux propement dits de cette
conceration ont eu lieu dans la salle des conférences André Grénard Matsoua, à la préfecture de Kinkala. Patronnée
par les deux évêques catholiques, Louis Portelle Mbuyu et Anatole Milandou, la concertation du Pool s’est déroulée de
21 heures à 4 heures du matin, en absence de la quasi totalité des leaders politiques du Pool : Bernard kolélas qui
avait ausssitôt regagné Brazzaville, Ntumi et bien d’autres. Cette concertation a évité de se transformer en une
confession des péchés au risque de reveiller des passions endormies. Le souci pour les prélats organisateurs a été
de baliser la voix de la paix dans le Pool en l’aidant à intégrer la légalité républicaine, avec la sortie de la forêt du
pasteur Ntumi et l’organisation des élections dans ce département  qui a passé toute une législature sans être
représenté, dans sa grande partie, au parlement et aux institutions locales.
A l’issue des travaux, les participants ont adopté une charte de bonne conduite destinée aux leaders politiques du
Pool . La charte a été appelée « Kimutu » ( ce qui signifie en langue Kongo l’ensemble des valeurs morales devant
conduire une personne vivant en communauté humaine ). Un mémorandum a eté également validé et adopté . Ce
mémorandum prévoit une serie des suggestions pour favoriser la reconstruction du Pool. Il y a, par exemple, la
proposition au gouvernement de décréter le Pool « département sinistrée » et de programmer la municipalisation
accélérée de 2009 à Kinkala. Un fond de reconstruction du Pool par les enfants du Pool eux-même  devra se
constituer dans un court délais pour soutenir des projets de relance socio-économique de ce département…

Sergio Téléwo