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Budget 2007
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        Le Budget de l’Etat congolais exercice 2007 enfin en exécution

Les deux chambres du parlement ont adopté, il y a quelques semaines, le projet du budget de l’Etat
congolais exercice 2007. Si au sénat, ce projet, soutenu par le ministre des finances, Pacifique
Issoïka, est passé sans résistance, à l’assemblée, par contre, il a fait l’objet de longues heures des
débats. Voici, dans les grandes lignes, les chiffres du budget du Congo-Brazzaville, exercice 2007.

En dépit du retard constaté dans sa transmission à l’assemblée nationale, retard dû essentiellement à
des raisons de programme avec le FMI et la Banque Mondiale, le budget de l’Etat exercice 2007 est
évalué, en recettes et en dépenses, à la somme de 1.376,907 milliards de frs CFA.  Comparativement
au budget de l’Etat exercice 2006, il dégage une diminution de 544,944 milliards de frs CFA. Cette
diminution est due essentiellement à la contraction des recettes pétrolières.
Le volet fonctionnement de ce budget s’établit à 813,22 milliards de frs CFA contre  972,895 milliards
en 2006, soit une baisse de 162,873 milliards de frs CFA. De son côté, le chapitre investissement se
chiffre à 400 milliards de frs CFA contre 335,702 milliards de frs CFA en 2006, soit une augmentation
de 64,298 milliards. Cependant, l’épargne, au titre de ce budget, sera de 163,885 milliards de frs CFA
contre 613,254 milliards de frs CFA du budget 2006 réajusté, soit en baisse de 446,369 milliards de
frs CFA. Au chapitre des ressources internes, il faut noter que les prévisions de recettes de ce budget
qui constitue la troisième tranche du programme économique et financier du gouvernement avec les
institutions de Bretton Woods, s’élèvent à 1.321,107 milliards contre 1.920,351 milliards de frs CFA en
2006, soit une baisse de 599,244 milliards de frs CFA.
Les recettes non pétrolières attendues sont de l’ordre de 267,107 milliards, tandis que les recettes
pétrolières sont arrêtées à 1.054 milliards de frs CFA
Il faut noter que les recettes non pétrolières connaissent une augmentation de 27,557 milliards de frs
CFA en 2007. Cette augmentation s’explique du fait de la prévision fait sur la base à la fois du niveau
de la croissance du secteur non pétrolier attendu en 2007 d’une part et, d’autre part, par l’impact de
certaines mesures à mettre en œuvre, notamment celles relatives à l’élargissement de l’assiette fiscale.



Dans les recettes non pétrolières, on peut relever la contexture suivante :
Impôts et taxes intérieures : 193,240 milliards contre 173,400 milliards, soit une augmentation de
19,840 milliards.
Droits et taxes de douanes : 62,100 milliards de frs Cfa contre 55,700 milliards de frs CFA,  soit une
hausse de 6,400 milliards de frs Cfa.
De leurs côtés, les recettes des services et de porte feuille sont arrêtées à 11,600 milliards de frs CFA
contre 10,300 milliards de frs CFA, tandis que les recettes de transferts se chiffrent à 167, milliards de
frs CFA contre 150 millions de frs CFA. S’agissant singulièrement des prévisions des recettes
pétrolières, elles sont faites sur la base de la production pétrolière de 97,2 millions de barils en 2007,
du prix du brut congolais de 46,598 dollars le baril. Le taux de change étant de 1 dollar us égal 498,4
frs CFA et le prix du brent de 60,8 dollars le baril. C’est sur la base de toutes ces hypothèses que les
recettes attendues se chiffrent à 1.054 milliards de frs CFA contre 1.680,808 milliards de frs CFA en
2006.
Les détails de ces recettes indiquent que la redevance pétrolière est chiffrée à 383,764 milliards de
frs CFA contre 611,966 milliards de frs CFA en 2006 ; le partage de production est arrêté à 552,342
milliards de frs CFA contre 880,787 milliards de frs CFA en 2006. S’agissant des dépenses de
fonctionnement, elles sont chiffrées pour 2007 à 895 milliards de frs CFA  avec, à l’affiche, une baisse
de 16,74 %  par rapport à l’an  dernier.
Le service de la dette est estimé à 289,722 milliards de frs CFA des prévisions 2006, soit une baisse
de 16, 74 %.
Le service de la dette est estimé à 289,722 milliards de frs CFA contre 336,925 milliards de frs CFA
en 2006, soit une diminution de 53,203 milliards de frs CFA.
De leurs côtés, les dépenses du personnel passent de 134 milliards de frs CFA en 2006 à 141
milliards de frs CFA en 2007, soit une augmentation de 7 milliards. Cette augmentation  s’explique par
la prise en charge des engagements du gouvernement axés sur la revalorisation des salaires en deçà
des 50.000 frs, la levée progressive des effets sur l’abattement des salaires, les recrutements dans
les secteurs sociaux (santé, enseignement et affaires sociales) et enfin sur l’augmentation de l’âge de
départ à la retraite à 60 ans.
Les dépenses des matériels sont évaluées à 130,100 milliards de frs CFA en 2007.
Quant aux charges communes, elles s’élèvent à 46 milliards de frs CFA contre 99,970 milliards de frs
CFA, soit une baisse de 53,700 milliards de frs CFA. Les dépenses de transferts passent de 211,600
milliards de frs CFA en 2006 à 206,200 milliards de frs CFA en 2007, soit une diminution de 5,400
milliards.
Au titre de ces transferts, les collectivités locales bénéficieront d’une enveloppe de 22 milliards, le
parlement de 20,276 milliards et l’université Marien Ngouabi de 11 milliards. Les dépenses d’
investissements sont arrêtées à 400 milliards de frs CFA en 2007 contre 335,702 milliards de frs CFA
de prévision 2006. Cette augmentation pourrait être plus importante avec les apports extérieurs
(contre parties chinoises),  indique t-on ;
Rappelons que ce budget qui fait ressortir une batterie des mesures d’accompagnement en matière
notamment de dette publique, des dépenses du personnel, des dépenses du matériel et des charges
communes, de transfert et d’intervention, d’investissement, dégage en perspective un solde de
163,885 milliards de frs CFA, en diminution de 449,369 milliards de frs CFA par rapport à l’année
2006. Cette épargne, selon le ministre des finances, sera, installée dans un  compte de stabilisation
des recettes publiques ouvert à la BEAC.
                                             
                                              
  A.K.M.
                     LES MIGRATIONS VERS L'EUROPE
   
                       DES   CITOYENS AFRICAINS
                                      Par Madame Diagne Emeline

                                             Diplomée des Universites de Paris , Villetaneuse
                                                     
                   et Versailles.
                             
                     Maitrise en sciences sanitaires et sociales.
                        
                     Mastère en science technologie sante Specialite
               
                 Promotion de la sante dans les services sanitaires et sociaux.

Leur seul tort  c’est de voyager dangereusement,  de s’exposer à la mort et d’attendre un peu trop de L’
occident. Mais, qui peut leur interdire de chercher à créer  de meilleures conditions de vie pour eux et leur
famille. Et pourtant Ils sont souvent  jeunes, ambitieux et pleins    de rêve dans la tête ; Ils pensent qu’ailleurs
il y’a un avenir, un destin autre et certainement une vie apaisée.

Notre vie est-elle déjà déterminée selon la zone géographique de naissance ?
Pouvons-nous alors intervenir dans notre destin ?
Sommes-nous libres de le modifier, de le façonner selon notre bon vouloir ?
La fatalité existe-t-elle  vraiment?

La vague des migrations  qui secoue l’Afrique doit  nous interpeller tous.
Il faut reconnaître cependant que,  nos dirigeants sont les premiers interpellés. Dés lors qu’ils ont  accédé  à
la magistrature suprême, ils  ont pris l’engagement de servir leur peuple, donc de créer les conditions
favorables  à une vie décente.
Les responsables politiques ont le devoir de veiller à l’accomplissement de cet engagement ; afin de ne pas
inciter la population au départ permanent vers d’autres terres, au désespoir, et surtout au détachement d’
avec leur terre natale. Le danger guette aux portes de l’Afrique.

Car, depuis des décennies, l’Afrique se vide de ses forces vives,  de ses cerveaux, il s’affaiblit de ce fait.

Alors, nos dirigeants et responsables politiques  ont comme mission de créer les conditions de vie
acceptables et favorables à la  vie. De sorte que le peuple africain puisse encore avoir de  l’espoir,  et faire
revivre la flamme patriotique et panafricaine qui s’éteint petit à petit chez certains de nos concitoyens.

Ce désarroi  s’exprime à travers certains aspects, comme, La jeunesse sacrifiée, l’exil    volontaire des forces
vives (excepté l’exil imposé par les guerres), des forces de travail,  avec pour récompense, la mort quelques
fois  ou l’espoir. C’est la mauvaise nouvelle redondante  depuis ces dernières années dans notre continent
laquelle se traduit par les départs de nombreux africains vers l’Europe par pirogues et autres moyens peu
fiables, et surtout de moins en moins sécurisés.
Peut-on rester sans réagir devant ce drame qui dépouille l’Afrique de sa force de travail au moment où elle
en a le plus besoin ?

Ils risquent leur vie à chaque fois qu’ils s’agrippent à l’une de ces pirogues de la mort, dites parfois pirogues
de l’espoir par certains observateurs.
Et puis, ce n’est pas normal  que l’on  reste muet, face à un tel drame qui touche le continent dans son
entier, et dans ce qu’il a de plus cher, sa jeunesse.
Par ailleurs, nous assistons présentement en Europe à une véritable chasse à l’homme : l’immigré clandestin
couramment appelé le « sans papier » prévoyant déjà  pour la France 125000 expulsions  cette année  en
ce qui concerne le ministère de l’immigration et de l’identité nationale de Brice Hortefeux.
L’immigré clandestin est au centre des débats et des préoccupations des politiques européennes, allant
même jusqu'à inventer  la formule du codéveloppement, comme solution au phénomène de l’immigration.

C’est ainsi que le concept de « l’immigration choisie » émerge.
Concept,  qui n’est rien d’autre qu’un tri sélectif au sein même de la communauté africaine. Il s’agit donc de
choisir dans ce continent des candidats jeunes,  mieux formés,  capables de palier à leur pénurie de main d’
œuvre dans certains domaines d’activité de leur économie ;de résoudre aussi  le  problème du vieillissement
de la population et de participer au financement du système de la retraite, dont la majeure partie de cette
population sélectionnée ne bénéficiera pas. Cela ressemble étrangement à ce que l’Afrique a connu  il y a
des siècles.

En effet, le parallélisme  entre  la traite négrière et l’esclavage moderne est plus que probant. Car la traite
négrière consistait tout simplement à choisir parmi les africains, les plus forts  qui étaient aptes à travailler
pour la prospérité et le développement de l’occident, ce qui s’est rajouté en plus à cette force physique
sollicitée, c’est la formation intellectuelle, qu’on exige aux candidats à cette immigration choisie. Autant, la
traite des noirs a concerné toute l’Afrique, autant l’esclavage moderne, l’immigration choisie déguisée
concerne tout aussi les africains dans leur ensemble.
C’est l’unité de l’Afrique qui apportera les solutions durables à ce problème. De ce fait, Ce qui se passe dans
une région quelconque d’Afrique, concerne aussi  le reste de ce continent. Peu importe leur nationalité, peu
importe leur culture, leur origine, ces candidats au départ, restent avant tout des citoyens africains. Ce
voyage dans des conditions dangereuses me fait penser  malheureusement au jeu du foulard auquel jouent
certains  enfants dans la cour de l’école en France. Oui, ces enfants s’amusent à s’étrangler jusqu’à perdre
connaissance. Certains y reviennent avec leur souffle vital, d’autres y laissent leur vie.

Prendre la décision de rejoindre l’Europe par la mer avec un bateau de fortune ou pire, avec une  pirogue, c’
est lancer un appel au secours, c’est bien un SOS. Ils mettent leur vie en danger, parce que dit-on, « ailleurs
c’est toujours mieux qu’ici, c’est sûr ».
Le périple vécu par ces frères, sœurs, pères et mères, ressemble à un étranglement permanent, « parce qu’
on en peut plus de vivre dans une telle misère », pas de travail, pas d’argent pour se nourrir, encore moins
pour se soigner. Cette humiliation des candidats à ce périple, ces conditions de vie difficiles pour  eux en
Afrique, frappent l’homme dans sa dignité, dans son orgueil, et fait ainsi miroiter le mirage de l’EUROPE ?
Europe eldorado ou l’Europe d’escale pour l’Amérique, etc.
Ah ! Qui peut le leur reprocher, qui peut empêcher leur départ si cher économiquement en plus.
Sinon que de créer des conditions favorables à la vie, à la santé chez eux. Ils partent car ils sont convaincus
que c’est leur seule chance de vivre dans des conditions décentes, de vivre dignement, d’être fière de soi et
de prendre soin de sa famille. Il n’ya pas assez de solidarité entre les africains en Afrique, il faut le dire.
Nous ne pouvons pas attendre les bras croisés d’autres pirogues tout en espérant qu’ils arrivent sains  et
saufs à bon port.
Quelles solutions proposer ? Comment stopper cette hémorragie interne de l’Afrique ?
Il faut redonner  aux africains l’envie de rester vivre en Afrique, grâce à une bonne gestion des ressources
disponibles (économiques, naturelles, sociales), le lien social, les solidarités ne remplissent plus leur rôle
dans la société africaine contemporaine. Pensons à la redistribution des richesses.
En effet, la redistribution des richesses dans la société africaine, les  Etats ne la connaissent pas.
Les riches doivent donner aux pauvres, par le biais d’un impôt peut être qui permettrait de créer un fond de
lutte contre la pauvreté en Afrique. Pourquoi toujours  attendre une aide de la banque mondiale, du Fonds
monétaire internationale(FMI), des agences de coopération et de développement.
L’aide dont les africains ont besoin se trouve dans le fondement même de l’identité africaine, le lien social, la
solidarité et la joie de vivre.
En Afrique, la base du lien familial, c’est l’existence même des familles nombreuses, plus on est nombreux,
plus l’on est apte à veiller les uns sur les autres. Cependant, les solidarités n’existent quasiment plus en
Afrique, l’individualisme tend à se substituer à cet élan presque naturel  d’entraide. Il  est plus que probable
que le nœud du problème se situe à ce niveau.
Revenons  à notre impôt, contre la pauvreté, cet impôt constituera la base du soutient que demandent tous
les africains désespérés et préférant quitter leur terre natale en risquant leur précieuse vie. Que les riches
aident  les pauvres, quoi de plus équitable. Ce n’est que justice.
Cela me fait d’ailleurs penser à la théorie d’éthique biomédicale dans la santé : la théorie utilitaire ; c’est-à-
dire, faire le plus grand bien au plus grand nombre. Comme les pauvres sont plus nombreux que les riches
en Afrique, cette théorie s’applique parfaitement.
Les occidentaux sont très riches certes, mais ils sont aussi, très solidaires, la redistribution des richesses
fonde le système social et est assurément l’une des clefs de leur succès dans leur développement
socioéconomique.
Je pense très sincèrement que cette piste pourrait apporter des réponses à grand nombre de questions de
subsistance que posent les citoyens africains.
Le citoyen africain ne doit pas penser que le bonheur et l’espoir se trouvent seulement du côté  du pouvoir.
Il revient donc à nos dirigeants de se remettre en cause et de revoir les pratiques  en vue  de créer les
conditions d’une justice équitable et de l’égalité des chances pour tous.
Dans les pays occidentaux, le commun des mortels n’a  rien à envier à ceux qui occupent des postes de
responsabilité, car ceux-ci s’efforcent d’être justes et équitables ;  et ne détournent  pas l’objet  du pouvoir,
au bénéfice de leur enrichissement  personnel excessif, allant jusqu’à narguer le citoyen moyen.
Il est temps  que  l’africain qui qu’il soit sache qu’il a une part de responsabilité dans la dégradation de la
situation socioéconomique  du continent. Au lieu d’envier l’autre, efforçons nous de créer des possibilités par
nous  même d’abord et demandons de l’aide si nécessaire, par la suite.
L’issue réside dans le travail, la solidarité et le partage  entre les peuples d’Afrique.
Mettons  nous au travail puisqu’il permet le  progrès de l’humanité et le développement de la civilisation ; son
absence n’est rien d’autre qu’une forme d’aliénation et de régression de la société.
Arrêtons d’être nostalgique du passé, nous pouvons  redéfinir la valeur  travail et inventons un
environnement propice à notre épanouissement.
Ne faisons pas du copier-coller bien qu’on peut être inspiré par ce qui se passe ailleurs.
Soyons juste  les acteurs de notre propre développement.



Emeline DIAGNE