| MCDDI-UK |
| Elections/Justice Française/Diables Rouges |
| Le gouvernement confirme la tenue des élections aux dates prévues Malgré la réclamation de l’Opposition de reporter le 1er tour des législatives pour juillet 2008 et l’appel au boycott du même scrutin lancé conjointement par maître Ambroise Hervé Malonga et le général à la retraite Emmanuel Ngouélondélé, la tenue des élections générales est maintenue aux dates prévues. Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, venait de signer, en date du 21 mai 2007, le décret n°2007- 271 convoquant le corps électoral pour le 24 juin de l’année en cours, en vue de voter les députés de la future assemblée nationale. L’équivoque sur la tenue du premier tour des législatives, le 24 juin 2007, est bien levée. Les délais arrêtés par le gouvernement pour le déroulement des élections sur toute l’étendue du territoire national semblent ne pouvoir souffrir d’aucune entorse, en dépit des contestations de l’Opposition. En rappel, il été retenu en conseil des ministres du 13 avril dernier que le 1er et le 2ème tour des législatives aient lieu, respectivement le 24 juin et le 22 juillet de cette année. Les élections locales et sénatoriales interviendront en 2008 et la présidentielle en 2009. Or, l’Opposition qui avait déposé, en fin 2005, sur la table du gouvernement, un mémorandum de plusieurs revendications liées à l’organisation des élections générales au Congo, tient jusqu’à ce jour à la prise en compte de ses réclamations. Au nombre de ces exigences figure en bonne place celle faisant état de la mise en place d’une commission électorale indépendante (C.E.I.). L’Opposition constituée de l’Upads de Pascal Lissouba, de l’Udr-Mwinda de André Milongo du C.r de maître Hervé Malonga, du Mis de Bonaventure Mizidi, d’une vingtaine d’autres petits partis regroupés autour d’une plate-forme appelée Fcei (Front pour la Commission Electorale Indépendante ), appuyée par quelques formations politiques aigries du Pouvoir dont l’Uprn de Mathias Ndzon, revendique également le redécoupage électoral, l’établissement des listes électorales consensuelles entre le gouvernement et les partis de l’Opposition, le recensement consensuel des électeurs pour la maîtrise du corps électoral, l’établissement des cartes nationales d’identité qui n’ont plus été délivrées depuis bientôt dix ans, la non reconduction de la loi électorale de 2001, etc. De toutes ces revendications, le pouvoir a semblé prendre en compte celles relatives à la Commission électorale indépendante (CEI) et, dans une certaine mesure, à la loi électorale. Ainsi par décision du conseil des ministres du 13 avril dernier, la Commission nationale d’organisation des élections ( CONEL ) a été investie du statut juridique d’une commission indépendante électorale ; et, la loi électorale de 2001 a vu certaines de ses dispositions être modifiées afin de l’adapter au contexte actuel. C’est alors que les articles 15 et 17 de la nouvelle loi électorale, déjà votée au parlement, stipulent que la Conel reste une entité indépendante chargée de suivre et de contrôler les actes préélectoraux et électoraux réalisés par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Mais, pour le collectif des partis de l’ Opposition soutenus par quelques autres formations politiques de la majorité présidentielle, cette démarche est propre à éviter la question de fond. Réfutant la Conel, ces partis continuent à réclamer une « véritable commission électorale indépendante ». Face à l’intransigeance du gouvernement qui estime que cette question est déjà réglée et qui va de façon sereine vers la tenue du premier tour des législatives, ils appellent au boycott de ce scrutin. Un appel qui, visiblement, a du mal à passer faute d’ une base électorale forte soutenant ces « petits partis » (dixit François Ibovi). Et, la difficulté pour ces derniers s’est affichée une fois de plus lorsque, le 12 avril dernier, au cours d’un grand meeting du Mcddi qui a réuni plusieurs milliers de personnes, Bernard Kolélas a appelé sa base à adhéré massivement au processus électoral. Signalons que du côté du gouvernement, on ne cesse de soutenir que toutes les dispositions matérielles et financières sont prises pour organiser les élections aux dates prévues : « techniquement, rien n’ empêche les législatives d’avoir lieu le 24 juin 2007, rien ne justifierait le report des élections... », a déclaré François Ibovi. Sergio Téléwo |
| Justice française : Les présidents Denis Sassou N’guesso et Omar Bongo poursuivis pour enrichissement illicite La nouvelle continue à défrayer la chronique au Congo Brazzaville, plusieurs chefs d’Etats africains sont dans le collimateur des ONG de droit de l’homme, basées en Europe, notamment en France. Le congolais Denis Sassou N’guesso et le gabonais Omar bongo Ondiba sont déjà sous le coup d’une enquête du parquet de Paris pour « recel de détournements des biens publics ». Trois associations à savoir Sherpa de William Bourdon, Survie de Odile Tobner et La Fédération des congolais de la diaspora du délégué général Benjamin Moutsila, ont déposé, en mars dernier, une plainte, à la justice française, contre plusieurs chefs d’Etats africains : Dos Santos d’Angola, Blaise Campaoré du Burkina Faso, Théodore Obian Nguéma de Guinée équatoriale, Denis Sassou N’guesso du Congo et Omar Bongo du Gabon. Le parquet de paris qui a déclaré la plainte recevable a ouvert une enquête préliminaire au sujet des présidents congolais et gabonais. A ces deux hommes d’Etats, les associations plaignantes reprochent les détournements, à des fins personnelles, des finances de leurs pays respectives. Contre Omar Bongo, par exemple, la plainte précise qu’il « existe une documentation très fournie s’agissant des détournements des biens publics commis par le clan Bongo ». Pour preuve, il a été rappelé que « les comptes de Monsieur Bongo ont fait l’objet, en Suisse, d’ une tentative de blocage, en date du 11 mai 1998, par le juge d’instruction, Monsieur Paul Perraudin. Le compte ouvert au nom du conseiller du président Bongo, Samuel Doussou- Aworet, est saisi à la Canadian Impérial Bank ». Mentionnant également que n’eut été l’ immunité dont il jouissait et jouit encore, en raison de ses fonctions de Chef d’Etat, Omar Bongo, qui « a été gravement mis en cause dans l’affaire Elf », serait entendu par les magistrats instructeurs internationaux. Au nombre de ses propriétés, il est indiqué, à Paris, un somptueux hôtel et plusieurs appartements dont il ne saurait justifier l’acquisition, disent les plaignants. Concernant Denis Sassou N’guesso, des griefs liés à l’affectation des finances publics vers ses comptes privés, donc non mentionnés dans la comptabilité nationale congolaise, et la possession des luxueux biens immobiliers, en terre en française, lui sont attribués. Les trois associations dénoncent, entre autres, que plusieurs millions d’euros, soutirés des revenus pétroliers du Congo ou « des retro-commissions touchées sur des contrats de passations des marchés publics ou du pillage du trésor public, etc.» font la fortune du congolais Denis Sassou N’guesso. Comme preuve à cette accusation, elles font état des constats des missions du F.M.I. au Congo sur les finances publiques congolaises : « Dans le budget 2003, sur les 800 millions de dollars des rentes de pétrole, seulement 650 millions sont inscrits dans la comptabilité nationale », déclarent-elles. S’agissant des biens de Denis Sassou N’guesso en France, les plaignants relèvent qu’ils se composent d’une villa Suzette, à Paris (45, avenue Maurice Berteaux-78110 Le Verset), d’ un hôtel particulier de 700 mètres carrés estimé entre 5 et 10 millions d’euros. La plainte des trois associations signale que les travaux somptueux ont été réalisés pour cet hôtel à la hauteur de 800000 euros. En attendant la suite de l’enquête ouverte sur ce dossier au parquet de Paris, il est certain que la réaction des accusés ne sera pas du genre à caresser ces trois associations. Sergio Téléwo |
| Coupe du monde junior Canada 2007 Les Diables Rouges du Congo vont au mondial les poches vides? Les moins de 20 ans du Congo Brazzaville se sont envolés pour le Canada, depuis le 22 juin dernier, où ils vont représenter l’Afrique à la coupe du monde junior, du 30 juin au 22 juillet prochain. Mais, les jeunes joueurs s’y sont rendus sans avoir touché un seul sou des primes de matches qu’ils ont revendiquées énergétiquement quelques jours plus tôt. Après leur brillante prestation lors de la CAN junior disputée à Brazzaville et à Pointe-Noire, en janvier dernier, à l’issue de laquelle ils ont été consacrés champions d’Afrique, les Diables Rouges du Congo n’ont pas baissé les mains quant à se préparer pour canada 2007. Comme toujours, ils ont été internés dans leur centre de formation, sous l’encadrement de l’ entraîneur français Eddie Hundanski de l’école de formation du club Auxerre. Au mois de mai 2007, ils se sont envolés pour la France, la République tchèque et le Brésil où ils ont passé un mois des stages aux résultats satisfaisants. Rentrés à Brazzaville, exactement le 11 juin 2007, les poulains de Eddie Hundanski ont tenu « à voir clair » sur les montants réels des primes des matches qu’ils souhaitaient percevoir depuis Brazza, avant de partir pour le Canada. Pour ce faire, ils avaient déserté le centre de formation, au milieu de la troisième semaine de juin 2007, se causant ainsi un retard de 5 séances d’entraînements. Cette situation a inquiété le ministère des sports qui a aussitôt engagé des discutions avec les joueurs. L’entraîneur Eddie Hundanski avait soutenu cette initiative, puisque, affirmait-il, « ces juniors n’avaient pas reçu leurs primes après la CAN 2007 ». Mais, le directeur de cabinet du ministre des sports qui s’est entretenu avec les « grévistes » s’était dit surpris de cette attitude des juniors congolais dans la mesure où, soutenait-il, le ministère des sports n’avait jamais été en possession de leur cahier de charges. Après tant de démarches, le gouvernement congolais a finalement alloué aux juniors une enveloppe globale de 1,5 milliards de F CFA pour le règlement de leurs primes des matchs du Canada 2007. Il restait donc le déblocage de ces sommes pour payer les juniors. Le ministre Marcel Mbani des sports qui, lui aussi, avait rencontré les Diables Rouges, peu avant leur départ pour le Canada, les avait ainsi rassurés : « notre mission est maintenant de débloquer les premières sommes pour que vous entriez en possession de votre dû ». Malheureusement, les jours sont encore passés, et les juniors congolais n’avaient toujours rien perçu. Pire encore, jusque dans la matinée du 21 juin 2007, ils ne savaient toujours pas s’ils devaient monter dans l’avion pour le Canada. Or, les délais d’arrivée au pays d’accueil de ce mondial devenaient de plus en plus courts et périlleux pour le Congo qui était jusque là la seule sélection qui était encore attendue en terre canadienne. Car, l’article 6 du règlement de la coupe du monde des moins de 20 ans menace de disqualification toute équipe qui n’arrive pas sur les lieux de la compétition 4 jours avant le coup d’envoi. Pour éviter cette disqualification, les juniors congolais ont été persuadés de s’en volés pour le Canada, et l’argent leur devrait être envoyer le plus tôt possible. C’est donc, affirment plusieurs sources, pour sauver les meubles du Congo que les Diables Rouges ont consenti d’aller en compétition les poches non garnies. Le souhait de tous les congolais est que cette situation soit vite résolue au risque d’altérer le moral des juniors, champions d’Afrique. Beni Ernest KUNUNGA |