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| Affaire Bantous/ Campagne electorale/ |
L'AFFAIRE BANTOUS DE LA CAPITALE Quand la culture de la corruption s'invite dans la Culture Se dirige t-on vers une affaire "Bantous de la capitale"? la justice française est-elle saissie?les intimidations suffiront-elles à calmer les esprits ou constitueront-elles des faits agravants? L'avenir nous le dira! Pour l'instant, les faits semblent nous diriger vers une affaire "Bantous de la capitale" avec en arrière plan: une tentative de chantage et de demande de corruption. De quoi s'agit-il? L'orchestre les Bantous de la capitale, orchestre mythique de la musique congolaise des deux rives, véritable icone de la culture congolaise, a séjourné en France au mois de mai 2007. Invités au festival d'Angoulème, ils avaient prévu une serie de concerts dans d'autres villes dont Paris. A la dernière minute, cette serie de concert fut simplement annulée pour la raison officielle: "L'orchestre est rappelée d'urgence par le ministre de rentrer à Brazzaville". Face au flou de la raison invoquée, il y'a à se demander, de quel ministre s'agit-il? Ce ministre était-il au courant de ce qui se tramait derrière son dos? S'étonnera t-on après si on entend sur la place de Paris que les congolais ne sont pas serieux? De source sûre, un intermédiaire chargé de coordonner la serie de concert a tout simplement exigé aux producteurs, qu'il soit lui aussi intégré au projet avec partage des bénéfices sans apport particulier de sa part. Face au refus des producteurs de ceder à ce chantage et de participer à une corruption déguisée, l'intermédiaire influent a fait payé aux producteurs leur refus. Peut être croyait-il que les choses s'arreteraient là! Malheureusement pour lui, le contrat verbal ou signer constitue une preuve en soit. Les moyens de la justice françaises sont assez éfficaces pour déterminer les responsabilités. En voulant trop gagner, il arrive parfois qu'on perde. La France est un pays démocratique et de tels agissements sont punis par la loi. Normalement, même l'immunité diplomatique ne suffira pas. Elle ne donne pas non plus le droit de faire tout et n'importe quoi. Lorsque l'affaire sera dévoilée au grand jour, il ne restera plus au présumé coupable s'il est reconnu auteur des faits, de démissionner ou d'être rappeler lui aussi d'urgence par le ministre. Un concert peut en appeler d'autres. Choses que certains artistes congolais ignorent parfois. Le billet aller retour Brazzaville-Paris leur suffit. ILs oublient que c'est un dû. A eux de respecter leurs engaments sinon ils devienent complices et peuvent être poursuivis pour non respect de contrat et peut être être interrogés dès leur prochaine descente d'avion à Roissy. Les dégats causés ne seront peut être pas les même que ceux causés par l'affaire "Bana ngulu"qui a affectée la musique congolaise de l'ex zaïre. plusieurs victimes peuvent se constituées partie civile: les producteurs, le public, les anonceurs et l'orchestre Bantous de la capitale qui en prend un coup pour son image et à qui des réparations peuvent être demandées et qui devra prouver qu'il a été victime du zèle d'un "fonctionnaire", Merci à vous Soleil de greenwich de nous permettre de montrer du doigt, ce qui n'est plus tolérable dans la rubrique la colère du congolais. J'ai fais mon boulot de vous avertir. A vous de suivre la suite. J'exige que mon anonymat soit garder. A bon entendeur salut! |
| Campagnes électorales au Congo Brazzaville Bernard Kolélas présente les candidats à la députation aux militants du MCDDI Par Sergio Téléwo La campagne pour les législatives du 24 juin prochain a pris une chaude allure avec l’entrée en scène des candidats du MCDDI. Bernard Kolélas, lui-même, s’est décidé de se mettre dans la rue, à travers des cortèges et meetings populaires, en vue de soutenir ses candidats à la députation. Plus de 1000 candidats pour une centaine des circonscriptions à peine, dans l’ensemble du pays, se sont fait inscrire en vue de la compétition électorale. A l’exception de la Convention pour les Républicains de Hervé Malonga, et le RDD de Yhombi Opango qui ont opté pour le boycott, toutes les formations politiques se sont jetées dans la course électorale. Or, le MCDDI est lié, depuis avril dernier, par un accord électoral avec le PCT. Cet accord interdit aux partis signataires et à leurs alliés respectifs de se faire compétition sur le terrain des élections. C’est alors qu’il a été précisé que dans les circonscriptions où le MCDDI placerait ses candidats, le PCT ne devrait pas faire autant, et vice versa. Dans le souci de respecter ces dispositions, les bureaux politiques de ces deux partis sont même arrivés à décider des présentations de certaines candidatures en duo PCT-MCDDI, dans près de 5 circonscriptions à Brazzaville et à Pointe-Noire. Dans l’arrondissement 3 Poto-Poto (Brazzaville), par exemple, l’alliance MCDDI-PCT a présenté une candidature en duo dont le titulaire, Mr Ndengué Atiki, est du PCT, et le suppléant, du MCDDI. A Mfilou, précisément dans le quartier Nkombo, un des candidats titulaires, Mme Samba Zacharie, est du MCDDI, supplée par un représentant du PCT. Cependant, il y a quelques cas de violation à volonté de l’accord à Moungali, à Ouenzé et aussi à l’ intérieur du pays. En effet, certains membres du PCT, qui n’ont pas voulu observer la règle du jeu, se sont présentés en indépendants. C’est le cas de Célestine Kouakoua, maire délégué de Moungali, et de Hugues Ngouélondélé, maire de Brazzaville et gendre du Président Sassou Nguesso. Mme Kouakoua va jusqu’à s’afficher publiquement comme candidate de l’alliance MCDDI-PCT, entrant alors en compétition avec Bonard Moussodia, candidat du MCDDI. Plus loin, à Kindamba, dans le département du Pool , reconnu fief du MCDDI, Isidore Mvouba est délibéremment entré en compétition avec Jacques Mouhaka, le candidat du parti de Bernard Kolélas. Malgré la proposition qui lui a été faite d’accepter au moins le candidat du MCDDI comme son suppléant, par respect pour l’alliance, Isidore Mvouba s’est montré plus qu’intransigeant, se disant sûr de sa victoire électorale. Pour éviter toute confusion au niveau de la base, Bernard Kolélas a improvisé 4 descentes dans les quartiers de Ouenzé, Moungali, Mfilou et Makélékélé, appuyées des carnavals impressionnants, avec comme objectif : présenter officiellement ses candidats aux militants du MCDDI et à ceux qui tiennent scrupuleusement à l’alliance. Des meetings « fracassants » Il faut avouer que des foules immenses ont accueilli Bernard Kolélas, partout où il est passé. Les deux premières descentes ont eu lieu le 14 juin dernier, dans l’après-midi. Le Président du MCDDI a tenu un meeting en plein air sur l’avenue des chars, à Ouenzé, noire de monde. S’exprimant en lari et en français, il a présenté les 3 candidats du MCDDI pour cet arrondissement. Il s’est agi des sieurs Mambou Nguié, Aimé Diatou… Il a, alors, demandé aux populations de les élire dès le premier tour des législatives du 24 juin prochain. Juste après Ouenzé, Bernard Kolélas et sa suite sont descendus au rond point de Moungali, aux environs de 17h, où, également, un monde fou était présent depuis 15 h. Là aussi, la consigne a été donnée : Bernard Kolélas à invité sa base à aller massivement aux urnes, le 24 juin 2007, pour élire dès le premier tour, les candidats du MCDDI et, partant, de l’alliance : Bonard Moussodia, Bernard Loubaki, Alain Malanda… Ici, une particularité reste à signaler : la mauvaise qualité de langue lingala dans laquelle a tenté de s’ exprimer Bernard Kolélas a amusé la foule qui, dans une belle ambiance, a réclamé qu’il parle en lari. Et lorsque le président Kolélas y obéit, un tonnerre d’applaudissements mélangés aux éclats de rire s’ est fait sentir. La deuxième journée, soit le lendemain 15 juin 2007, toujours dans l’après-midi, la délégation du MCDDI conduite par Bernard Kolélas est arrivée à PK, dans l’arrondissement 7 Mfilou. La marrée humaine, perchée jusque sur les wagons des trains immobilisés, a complètement ému le « Patriarche » Bernard Kolélas qui ne voulait plus quitter le podium. Là aussi, le même message, le même rituel : Bernard Kolélas a demandé à sa base de soutenir les candidats du MCDDI qu’il n’a pas manqué de présenter. Parmi ces derniers, on peut citer Philibert Malonga et Mme Samba Zacharie. Le cortège du leader du MCDDI a eu du mal à se frayer du chemin de Massina à La Fougère, en passant par Kinsoundi et Kingouari où des foules nombreuses étaient plantées, enthousiastes et heureuses, le long du trajet. Enfin, la délégation arrive au centre sportif de Makélékélé exactement à 17 h 22 minutes. Comme d’ habitude, la mobilisation des militants, égayés par les airs musicaux des « Très Fâchés », a été effective. Kolélas est accueilli par un chant que tout le monde entonne avec facilité : « tââta wu ni yandzi Wa Luléléndo » (traduisez : voici le célèbre Patriarche), chantait-on. Bref et confiant, il a présenté les candidats du MCDDI et de l’alliance pour les circonscriptions de Bacongo et de Makélékélé, avant de demander la foule de les élire dès le premier tour des prochaines législatives. Se déclarant sûr du dynamisme des militants de Bacongo et et Makélékélé, il a affirmé : « Ici, y a pas match ». Cette déclaration teintée du jargon de la rue a amusé le public, la presse et même le podium où il était perché. Parmi les candidats présentés, on a noté Euloge Landry Kolélas, Hellot Matson Mampouya, Prospère Diatoulou, Joseph Badiabio… Pressé par l’obscurité qui commençait à envahir les lieux, Bernard Kolélas a précisé que les militants de son parti devront aller aux urnes dans la paix, avec une forte détermination de cimenter l’unité nationale. Signalons que, sauf changement de dernière heure, Bernard Kolélas devrait se rendre, le 16 juin 2007, à Goma Tsé-tsé où il est candidat à la députation, dans les villages situés le long du chemin de fer, dans le Pool, à Kindamba, Vindza, dans le grand Niari et à Pointe-Noire pour une campagne électorale de proximité. La délégation qu’il conduit doit regagner Brazzaville, au plus tard mardi 19 juin 2007. Un mega meeting de l’alliance MCDDI-PCT pour la clôture de la campagne est prévu pour le 22 juin prochain. Sergio Téléwo |